Dans une roseraie, la belle saison se situe de mai à début juillet. Ces deux mois sont ceux de la floraison la plus intense et la plus spectaculaire. Ensuite vient ce que j’appelle le temps de la transition. Les rosiers qui n’ont qu’une seule floraison se mettent en veille, même si certains nous réservent parfois la surprise de quelques fleurs supplémentaires par la suite. Ceci dit, la saison ne s’achève pas pour autant: les « remontants » prennent la relève. Si vous avez bien tenu compte de cette particularité lors de vos achats, vous pouvez, grâce à eux, avoir des roses jusqu’aux premières gelées. C’est ce qui arrive dans notre jardin. Tandis que certains rosiers magnifiques ont vu leurs fleurs se flétrir, une autre vague forment déjà des boutons pour amorcer leur deuxième floraison. Ils sont plusieurs dans ce cas à nous préparer la suite… ou à l’avoir déjà amorcée. J’avoue que l’un de ceux qui m’impressionnent beaucoup en ce moment, c’est Gertrude Jekyll dont j’ai déjà plusieurs fois parlé. Pour sa première année parmi nous, il fait décidément une arrivée remarquée… Toujours en fleurs, grand et solide comme s’il avait déjà quelques années de vie dans le jardin, il donne des fleurs sublimes sans discontinuer. Et toujours ce parfum puissant…
Regarder vivre les animaux est un privilège… Ce 14 juillet, nos quatre canetons devenus grands et leurs mères adoptives se sont offert un long moment de paix à l’ombre du noyer. Une version insolite du Déjeuner sur l’herbe que Manet n’aurait sans doute pas reniée…
L’une de mes plus chères amies m’a envoyé cette photo d’une fleur qui m’a intriguée… Les informations qui l’accompagnaient étant erronées, j’ai mis un moment avant de savoir quel était son nom, et j’ai fini par trouver. Il s’agit d’un plante de la famille des rosiers : Geums reptans ou Sieversia reptans. Je lui ai trouvé d’autres noms encore: Geums venins rampants ou Rampants avens.
Originaire des régions montagneuses de l’Asie centrale et de l’Europe, il semblerait qu’elle produise des fleurs jaune dès la fin du printemps. Et c’est lorsque ces fleurs se flétrissent qu’apparaitraient ces têtes de graines roses et floues. Cette plante rampante a besoin d’un sol graveleux, bien drainé, et aime le plein soleil.
Il y a quelques jours, j’ai présenté mon rosier pleureur Dorothy Perkins en précisant que, au fil de leur évolutions, ses petites roses pouvaient se teinter de blanc. Je n’avais alors pas encore d’image pour en témoigner… C’est aujourd’hui chose faite: voici une photo de cette petite merveille pleine de charme…
Ma relation avec les insectes est très complexes. Je connais leur utilité et je ne leur veux donc pas de mal… pourvu qu’ils restent dans le jardin. Ceux qui entrent dans la maison sont priés de ressortir illico. Quant aux araignées, n’en parlons pas: elles sont capables de me donner la motivation pour battre tous les records olympiques de vitesse lorsque j’en vois une. Bref, je ne fréquente pas les insectes… contrairement à mon fils qui les observent et les étudient depuis sa plus tendre enfance. C’est pour lui prouver que j’étais capable de faire de gros efforts pour lui que j’ai pris la photo ci-dessous pour la lui envoyer. C’est sa couleur vert métallisé qui a attiré mon attention. Il a aussitôt identifié une cétoine dorée, aussi appelée hanneton des roses.
La rose ci-dessous est une rose… rose. Ou plutôt, elle est censée l’être. Il s’agit de la première fleur de mon rosier Gentle Hermione. Au lieu de donner la rose qu’il devrait théoriquement m’offrir, selon le modèle ci-contre, il a fait naître cette fleur totalement différente aux pétales rouge vif veloutés. Inutile de préciser que je vais patienter avant de le présenter dans ces colonnes… Le temps qu’il revienne à la raison!
Le 21 février 2020 a marqué un véritable chantier dans la roseraie. Le rosier Dorothy Perkins venait d’arriver de chez Delbard et était planté sans tarder. Bien emballé et accompagné de son tuteur parapluie que j’avais acquis en même temps, il a investi la place qui lui était réservée et s’est fait très discret.
Il a tardé à sortir sa première feuille, et a attendu le premier jour de l’été pour brandir une colonie de boutons dressés vers le ciel. Je découvrais mon beau rosier pleureur dans ses premières oeuvres… Ce Dorothy Perkins est une vedette en son genre. Créé en 1901 par les rosiéristes américains Albert Jackson et Charles Perkins, il est depuis populaire dans le monde entier pour sa polyvalence, et ses petites roses pompons en bouquets.
Leur couleur évolue du rose vif au presque blanc, et le rosier résiste parfaitement à tous les excès du climat… sauf au soleil brûlant qu’il n’apprécie pas. En revanche, on le dit sensible à l’oïdium et à la marsonia (aïe…), ce qui n’altère apparemment pas sa floraison riche et abondante. Une floraison unique dans l’année, mais qui dure quatre à six semaines dès le mois de juin – juillet. J’ai toujours entendu dire qu’il habillait merveilleusement tous les supports et décors qui lui sont adjoints, et aujourd’hui que je le vois à l’oeuvre, je veux bien le croire. Ce rosier a donné naissance à plusieurs variétés parmi lesquelles Ellen Poulsen, City of York, Super Dorothy, etc. Ah, j’oubliais…. il se bouture très facilement. Il se pourrait donc que Dorothy voit à l’avenir quelques-uns de ses rejetons grimpants s’épanouir à d’autres points du jardin!
Je sais que cette première floraison dont je profite en ce moment n’est que la première et qu’il restera timide cette année. Mais déjà, il sème un halo romantique dans son sillage et apporte du caractère à un coin de la roseraie qui en manquait cruellement…
Ecriplume
A savoir:
Type de Rosier: Hybride de Rosa wischuraiana
Obtenteur: Jackson et Perkins ( Etats-Unis)
Année de création: 1901
Issu de: Madame Gabriel Luizet x Rosa wichuraiana
Port: Retombant
Couleur: Rose vif
Parfum: Faible
Floraison: De juin à juillet puis quelques fleurs en arrière-saison
Fleur: 4 cm de diamètre
Résistance aux maladies: Sensible à la marsonia et à l’oïdium
Hauteur: 4 à 5 m
Largeur: Jusqu’à 2 m
Feuillage: Vert foncé, brillant
Besoins:
Type de sol: Normal
Climat: Tous
Exposition: Soleil, mi-ombre
D’où vient son nom? Du nom de la fille de l’un des associés de Jackson & Perkins.
J’ai commandé ce joli rosier sur le site GammVert. Il est arrivé le 20 février 2020, en état correct, et a été aussitôt planté dans la roseraie avec tous les égards possibles. Comme toujours, je ne m’attendais pas à le voir m’offrir de rose pour la première année… cela m’évite d’être déçue. Et c’est vrai qu’il a pris son temps, grandissant peu dans un premier temps.
Ce rosier français, création de Delbard, présentait une particularité qu’aucun autre de mes protégés n’affichait jusqu’ici: il avait les pétales dentelés. J’étais évidemment impatiente de voir ses merveilles… Mai et juin ont passé sans qu’aucun bouton de ne se forme. Je commençais à me dire que je ne pourrais pas le présenter cette année sur ce blog, puisque je ne parle de mes rosiers que lorsque j’ai suffisamment de photos d’eux pour illustrer l’article. Et voilà que, dans les premiers jours de juillet, il a commencé à fleurir… et ses roses tenaient leurs promesses! La première a subi un revers qui m’a peinée, moi qui ai horreur de couper une rose: un oiseau a cassé la branche qui la soutenait. Elle a donc fini sa vie dans une coupelle, et j’en ai profité pour la photographier, seule et en compagnie d’une Gruaud-Larose et d’une Madame de La Vallière qui avaient subi le même sort. J’ai ensuite attendu d’autres éventuelles floraisons qui, cette fois, n’ont pas tardé. J’ai ainsi pu constater que non seulement ces grandes fleurs délicatement dentelées sont charmantes, mais que, en plus, elles exhalent un parfum tout à a fois floral et fruité délicieux. Encore une rose très féminine par sa couleur tendre que son créateur appelle « rose ballerine », qui devrait nous accompagner jusque tard dans l’année puisqu’il semblerait que ce rosier annoncé comme très remontant, fleurit jusqu’à la fin de l’automne… Je me réjouis d’en avoir la confirmation de visu et de découvrir l’évolution de ce rosier élégant et plein de charme, idéal pour les massifs romantiques…
Ecriplume
A savoir:
Type de Rosier: Hybride de thé
Obtenteur: Delbard
Année de commercialisation: 2017
Autre nom commun: SOPHIE ROCHAS® – delroch- Rosier
Protection variétale: Delroch
Port: Rosier buissonnant
Famille: Rosacées
Couleur: Rose clair
Parfum: Parfum floral puissant
Floraison: très remontante, de mai à octobre
Fleur: Double, charnue
Résistance aux maladies: Bonne
Hauteur: 750 – 80 cm
Largeur: 50 cm
Feuillage: Caduc
Croissance: rapide
Besoins:
Type de sol: Normal
Climat: Tous, jusqu’à -20°
Exposition: Soleil, mi-ombre
D’où vient son nom? La fragrance complexe et puissante de cette rose rend hommage au plus grand parfum féminin de la maison Rochas, incarnation de l’élégance et du luxe. Ce rosier a été voulu par Sophie Rochas en mémoire du parfum « La Rose » de Rochas, créée par son père Marcel Rochas, qui est devenu l’emblème de la Fondation Sophie Rochas.
Il y a trois ans, à notre arrivée, la maman de mon mari nous a offert une bouture de l’hortensia vanille-fraise, qui a été aussitôt plantée. Depuis… cette plante attise ma curiosité chaque année un peu plus.
Les deux premières années, elle a fleuri modestement, malmenée par la sécheresse, mais nous a donné une démonstration de sa particularité essentielle: après une floraison blanche, elle vire au rose, ce qui lui vaut son nom. Deux plantes de ce type trônent désormais dans le jardin, et nous en sommes à la première étape de la floraison… J’ai commencé à les photographier pour ne rien manquer de cette évolution si particulière…