Après une averse en début de soirée, le ciel nocturne de samedi soir a adopté des couleurs qui ont radicalement transformé l’atmosphère. A 21 heures, il semblait pris dans un incendie alors que le soleil était censé être couché. Mais à d’autres endroits, le ciel était noir, bleu ou blanc. Un impressionnant festival de couleurs… qui a baigné le jardin dans une lumière changeante, accrochant de l’ocre à ce qui est habituellement blanc.
Ce pourrait le titre d’une fable inédite de Lafontaine… ce n’est pas le cas! Le personnage que vous voyez ci-dessus est un Poulpican et m’a été offert il y a une bonne trentaine d’années. Depuis, il m’accompagne de déménagement en déménagement. Les uns le trouve drôle, les autres plutôt laid. Moi… il me plaît, tout simplement. Les connaisseurs disent de lui, sur Internet: Le Poulpican, est un objet de légende qui se perd dans la nuit des temps… Il fait partie du « petit monde », composé des elfes, des korrigans, des lutins, des gnomes et autres farfadets. Venu de Bretagne ou de Vendée, on dit du Poulpican qu’il rend des services aux humains. Génie du foyer, il réalise les voeux des habitants qui allument la bougie que l’on place dans sa bouche.
Mon exemplaire personnel est parfaitement incapable de réaliser le moindre voeu, mais je ne m’en formalise pas… Dans la semaine, mon Capitaine de mari m’a appris que des guêpes avaient choisi mon compagnon de terre cuite pour y installer leur nid. Par chance, il s’en est rendu compte, et a pu les en déloger sans détruire mon drôle de bonhomme. Mon Poulpican a passé une nuit dans un seau rempli d’eau avant de retrouver sa place, débarrassée de ses squatteuses…
Je l’appelle « mon rosier d’Or »… et c’est vrai que Golden Celebration est un soleil rayonnant dans ma petite roseraie. L’an dernier déjà, alors qu’il entamait sa vie parmi nous, il m’avait séduite par la beauté de se roses. Cette fois, il fait mieux encore… Non seulement ses fleurs sont d’une beauté époustouflante mais, en prime, il me les offre en grappes extrêmement parfumées. Une réussite qui attire irrésistiblement les yeux… et les nez!
Surprise ce matin en me rendant dans la roseraie… Queen Elisabeth, dont les fleurs sont traditionnellement roses, m’a offert ce véritable tableau vivant. Au coeur d’une grappe de fleurs, la rose centrale, en se flétrissant, est devenue très claire.
Entourée par les quatre autres fraîchement écloses, elle est la touche de chantilly sur une glace à la fraise! Queen Elisabeth n’a pratiquement pas de parfum…. alors que je ne me procure que des rosiers parfumés. Je le garde cependant parce qu’il m’a été offert par mon fils. Visiblement, il se met en quatre pour me convaincre que j’ai eu raison de l’accueillir…
Je pense que je ne regretterai jamais d’avoir acheté, il y a bientôt trois, le rosier Mme de Staël. Dès le début, il m’a envoûtée par son parfum puissant, la beauté parfaite de ses fleurs, les nuances de rose qu’il arbore à chaque floraison.
Très remontant, il nous accompagne durant plusieurs mois, jusqu’à la fin de l’automne et fait partie de ceux qui enchantent le printemps et l’été… Seul défaut : il est extrêmement sensible à la maladie de la tache noire, cette marsonia que je soigne à ma façon, lui permettant de poursuivre sa floraison agrémentée d’un feuillage correct.
Sa première floraison, au printemps a déjà été belle. Depuis, Leonardo da Vinci n’a pas arrêté de fleurir… Et les roses qu’il nous donne en ce moment se présentent en bouquets de cinq ou six fleurs. Pour sa première année dans le jardin, il se révèle être une perle… Très sain, ce rosier parfumé et romantique créé par le rosiériste Meilland me ravit!
Plusieurs variétés de tomates poussent autour de la maison, sur un mur bien ensoleillé qui leur est dédié. Dès que mes préférées commencent à mûrir, je rôde dans les alentours ne résistant pas à en chiper une bien mûre de temps en temps avant de regagner mon bureau en douce par le jardin, ni vu ni connu!
Impossible de résister à ces tomates cerises jaunes qui sont pour moi de véritables friandises…
La floraison de printemps est toujours sublime, chez les roses. Celle d’été est belle aussi, mais moins abondante sachant que les rosiers qui ne fleurissent qu’une seule fois ont quitté le bal. Malgré ce détail, la fête reste belle pour cette deuxième grande vague qui ne ménage pas ses efforts pour nous offrir des merveilles en cascade…
L’an dernier, les pommiers du jardin ont donné très peu de fruits. Contrairement à cette édition 2020 où les branches croulent sous les pommes! J’ai comme l’impression que le jus de pomme fait maison va en régaler plus d’un…